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LES RELIGIONS

Les terres de Galiardim ont vu au travers de leurs ères de multiples religions s’offrir aux Homo-Célestiens. Lors de sa première ère, elles ont connu un système polythéiste où la religion était à l’avant-plan. Un choix de 6 divinités aux attributs différents était disponible aux gens, en fonction de leurs idéaux. Durant l’ère Kalénienne, une seule divinité qualifiée d’omniprésente, omnisciente et omnipuissante était offerte aux Joueurs, qui se devaient de suivre sa doctrine bienveillante. Malheureusement, cette déesse fut assassinée. C’est à la suite de cet événement marquant que la nouvelle ère prend désormais place sur Galiardim.

La nouvelle ère de Galiardim s’inscrit dans un univers où le culte le plus important va en une déesse qui malheureusement n’existe plus. Bien que son église soit encore forte et enracinée partout à travers le monde, le doute a néanmoins pris bon nombre de priants. On a donc vu apparaitre le monde des athées qui, sans nécessairement être vide de foi, des gens qui n’accorde pas cette dernière à une entité en particulier. Certaines religions plus petites, qui avaient jusqu’à ce moment davantage une identité sectaire, se sont mises à prendre un peu plus d’importance.

De son côté, le monde des rêves s’est refermé après la mort de son dieu et maître Ismaphaël. À la suite de cet événement béni, les rêves ont complètement disparu de la surface du monde. S’il subsiste encore des rêveurs, ils sont pourchassés de toutes parts par les Traqueurs qui voient en eux les restants du règne du maître des cauchemars.

Dans tous les cas, l’idéologie minimale d’un personnage des terres de Galiardim est la suivante : même dans sa mort, Kalénia a sorti le monde d’une ère d’oppression religieuse en privant ses frères et sœurs de leurs statuts divins. Ainsi, elle les condamna à errer comme des mortels parmi les Homo-Célestiens. De surcroit, Myrfinn a privé le monde d’un avenir glorieux, sécuritaire et éclairé en assassinant sa sœur et rien ne saura le pardonner. Les anciens dieux encore vivants occupent maintenant de nouvelles positions au sein du monde des Homo-Célestiens. Toutefois, certains persistent encore à croire qu’on ne peut plus leur faire confiance.

Kalénia

Kalénia est pour moi ce qu’un dieu aurait toujours dû être : un symbole d’espoir et d’avancement. Son arrivée a donné à ma foi un coup immense. J’en ai perdu mes 5 sens, mais quand j’y pense, c’est beaucoup mieux ainsi. L’époque tyrannique de l’assujettissement divin est maintenant révolue et c’est sous la bonne grâce de la salvatrice Kalénia, déesse aux mille facettes, témoin du choix individuel et maîtresse de la volonté, que nous commençons cette nouvelle ère.
Ivanor, premier pape de Kalénia, an 1 après la libération de Kalénia.

Kalénia est la septième et dernière fille du créateur. Amenée dans ce monde pour nuancer le choix des Homo-Célestiens sur leurs préférences divines, son arrivée ne fit pas l’unanimité. En effet, ses frères et soeurs créèrent en secret une île et des enveloppes charnelles pour l’y emprisonner. Durant plus de 100 ans, Kalénia fut séparée en 3, avant que la colonisation de l’île qui porte son nom ne révèle leur subterfuge. 3 libérateurs brisèrent les enveloppes charnelles de la déesse : Volkere Denosak, Pénéloppe et Alric Debrador, désormais désignées comme étant des héros du passé. C’est ainsi que la déesse put reprendre sa place au panthéon et se faire connaitre auprès du monde sur lequel elle veillerait.

À la suite de cela, elle jugea ses frères et soeurs pour l’avoir emprisonnée et cachée au monde. Durant ce jugement, un seul de ses proches avoua ses torts : sa sœur Anao. En guise de pénitence, celle-ci sacrifia sa vie pour offrir au monde une nature plus forte et abondante. Kalénia put donc régner sur le monde d’un œil doux et réconfortant, le joug des anciens dieux étant maintenant chose du passé. Durant plus de 350 ans, elle régna sereinement, mais quelque chose lui échappa : Myrfinn. En effet, son frère le plus fourbe n’allait certainement pas se laisser faire. Lors du jugement, c’est un clone qui prit sa place et qui fut envoyé comme mortel avec ses autres frères et sœurs. Pendant ce temps, le vrai Myrfinn préparait doucement sa revanche. Tapi dans l’ombre, il attendit le moment opportun pour poignarder sa soeur dans le dos et la faire chuter du ciel, dans le but de prendre sa place. Cependant, les plans de Myrfinn ne purent se concrétiser. En effet, grâce à l’essence de Kalénia, son frère Zorak parvint à tisser le destin. Ainsi, il fabriqua une barrière qui tint Myrfinn à l’écart du monde. Celle-ci est toujours active, le dieu fourbe se trouvant donc toujours piégé de l’autre côté du voile.

C'est ce soir, avec vous, que je formule mes vœux : un vœu de bonté ainsi qu'un vœu de dévotion. Une dévotion non pas envers notre grande déesse, mais plutôt envers ce qu'elle a toujours cherché à protéger, même dans sa mort. Ce fardeau lourd à porter n'a pas qu'ébranlé la foi des fidèles, mais aussi le fondement de notre clergé. C'est toutefois vers un avenir meilleur qu'aujourd'hui nous nous tournons. L'église kalénienne reprend maintenant sa place avec le peuple. Elle se donne le devoir d'aider celui ou celle qui en aura besoin.
Victor Denosak, premier Portefaix, Discours d’assermentation lors de l’an 4 après la mort de Kalénia

La mort de Kalénia apporta une période trouble pour l’église. L’église kalénienne, voyant que les temples se vidaient, n’eut pas d’autres choix que de se réajuster. En l’an 4, une réforme fut adoptée : Victor Denosak, porteur de l’essence divine de Kalénia, devint le premier Portefaix de l’Église réformée. La nouvelle mission de cette église est très simple : Aider! Dans le but de prouver leurs dévotions et faire officiellement partie de l'Église, les futurs membres formulent un vœu, qui guidera leurs actions pour le reste de leurs vies. Les missions humanitaires, aussi appelées croisade, prirent rapidement la place des temples. C’est en aidant, sans distinction, ceux qui en ont besoin que l’enseignement Kalénien serait donné. Bien que les temples aient presque tous disparu, un nouvel espace a été aménagé un peu partout dans le monde. Les havres, zone neutre où tous peuvent demander asile, sont le point de ralliement des croisades. Cette réforme, bien qu’acceptée par l’ensemble du clergé, mit du temps à se rendre aux quatre coins du monde, l’île maudite de Galiardim étant la prochaine à reconvertir.

Myrfinn

Myrfinn ici, sur Kalénia ?! Impossible. En 350 ans, il n’est pas apparu une seule fois. On raconte qu’il aurait ordonné à tous ses démons de porter son nom. Ça devient alors impensable de le trouver, surtout lorsqu’on sait que chacune des apparitions de « Myrfinn » n’est probablement qu’un canular de plus. Mais bref, je comprends votre inquiétude. Restez près de moi et je pourrais plus facilement vous protéger, s’il devait arriver malheur…
Lionel, Légionnaire Divin et clone de Myrfinn, quelques lunes avant l’assassinat de Kalénia.

Dieu de la fourberie, l’ambition et du désir. Myrfinn est considéré comme étant le maître des ombres, car tout ce qui est caché se révèle être une force lorsque l’on sait l’utiliser. Un brin matérialiste, il considère la richesse comme étant une source de pouvoir et il n’hésite pas à convoiter les richesses des autres. Il croit que la fin justifie les moyens. Narcissique et égocentrique, Myrfinn n’a d’ambitions que pour lui-même. Pour Myrfinn, il faut être fort seul avant d’être fort en groupe.

À l’époque du panthéon, Myrfinn était un dieu assez mineur. Son culte plutôt discret et minimaliste ne faisait pas rougir ses frères et sœurs. La veuve noire était certes petite, mais elle avait le bras très long. Toutes les sphères de la société étaient affectées par son organisation clandestine qui avait comme seul et unique but d’augmenter l’influence de Myrfinn sur le monde. Après la chute des anciens dieux, et donc celle de son clone, la veuve noire disparut pendant plusieurs dizaines d’années avant de réapparaitre. À ce moment, elle revit le jour sous la forme d’une guilde d’assassins d’élite dont seule la couleur des golems savait faire ressortir leurs vrais talents. On aurait pu penser qu’à la suite de la mort de Kalénia et l’annonce de la félonie de Myrfinn, le nombre de priants de ce dernier chuterait à 0, mais malheureusement, il en va bien autrement. En effet, le fait qu’il soit le dernier membre de sa famille à posséder encore sa puissance d’antan suffit à convaincre certaines âmes discrètes à croire en lui.

Les Daos

Je croyais que c’était un mythe. Lorsque la salamandre s’est retournée contre nous, que les Medjaïs se sont mis à nous attaquer et que je l’ai aperçu… Je crois que j’ai eu peur. Ce n’est pas dans mes habitudes de fuir un combat, alors j’ai foncé. Un véritable carnage s’ensuivit. Il était impossible de frapper son corps déjà meurtri sans souffrir à notre tour. Les Medjaïs lui étant fidèles jubilaient de le voir réduire nos espoirs à néant…
Galan, chef de la lame d’Eknorr sur Kalénia, an 471 après la chute du Golem

Le culte de la douleur n’est pas récent. À l’époque de la chute du Golem, on entendait déjà des histoires du pays au sable d’or : des histoires d’horreur sur des hommes se brûlant les pieds sur un sol aux températures solaires, au nom d’un esprit divin. Ces croyances ont alimenté les Daos qui, après avoir offert victoire et richesse à Toubakel, se sont mérité la dévotion du peuple Medjai. Les Daos n’est autres que douleur : un Djinn meurtri par des millénaires de souffrance et torturé par le désir de géhenne et d’asservissement par la souffrance physique comme mentale. Les Daos ne sont pas malfaisants en soi, mais son dogme propose des valeurs taboues dans de nombreux pays. Son culte axé sur la douleur auto infligée est composé de martyrs, que l’on appelle aussi communément « Daoiste ». Les martyrs reçoivent leurs enseignements d’un tortionnaire qui est passé maître dans l’art de la douleur, et ce, au point de pouvoir la surpasser dans le but de l’enseigner. Bien que cette religion soit acceptée en Toubakel, ailleurs elle n’est qu’un petit mouvement sectaire à peine toléré.

Les Héros du Passé

L’avenir se trace grâce au passé. Bien que parfois douloureux, il ne doit jamais être oublié. Particulièrement, nous devrions nous remémorer les héros du passé, car c’est grâce à ces hommes et femmes de cœur, qui servent aux générations futures d’exemples, que nous pourrons bâtir un avenir meilleur. C’est aussi par leurs histoires et l’étude de leurs actions que nous pourrons éviter de faire la même erreur 2 fois
Éticer de Longchant, an 117 après la libération de Kalénia

Originaire des steppes didrekes, le culte des héros du passé ne forme pas en soi une religion : il s’agit plutôt d’une croyance. Celle-ci relate par la voix des scaldes, les croyants des héros du passé et les récits d’illustres personnages historiques, qui ont apporté au monde quelque chose de nouveau ou qui ont su garder ce qui n’avait pas à changer. De nombreux exemples pourraient être nommés : Bifrith, celui qui aurait combattu Mercator en combat singulier; Thyr, grand roublard ayant réussi à apprendre la ruse au peuple Didrek; Thorgot la naine, mère des Didreks. Leur culte n’a rien de religieux, car il repose sur un témoignage oral et le bouche-à-oreille d’histoires de personnages marquants dans le but d’inspirer positivement les générations futures à faire aussi bien ou à faire encore mieux. Les voyageurs sans attaches des steppes didrekes ont amorcé cette idéologie populaire qui s’est lentement propagée au travers du monde.

Zorak

Zorak n’a rien d’un être de mort : il n’est que celui qui juge les âmes, non pas celui qui les fait traverser. Certes, il peut jouer sur le destin, mais c’est grâce à cela que nous disposons, depuis l’apparition du voile, d’une vie après la mort ».
Balvire De Mort-vent, Médecin et théoricien de la mort, an 9 après la mort de Kalénia.

Zorak est le maître du repos éternel. Juge des âmes amenées aux flots, Zorak a pour tâche de s’assurer qu’après la mort, chacun se trouve à l’endroit qu’il mérite. Maître du destin et tisserand de la toile de la vie, Zorak agit prudemment sur le destin de ceux qui auraient la chance de le croiser dans son royaume aquatique. Associé à l’eau, il est vénéré par de nombreuses sociétés marines le voyant en tant que bienfaiteur et maître du cycle de l’eau, rappelant le cycle de la vie. Il est représenté par des ossements ou encore par une rose.

Jadis, Zorak faisait grande figure parmi ses frères et soeurs. En effet, être le dieu du destin et de la mort n’est pas une mince affaire. Son orgueil l’a fait participer à l’emprisonnement de Kalénia, c’est pourquoi sa chute dans notre monde quelques centaines d’années plus tard ne fut qu’une punition bien méritée. Durant son errance dans notre monde, il fut assez calme, contemplant les merveilles que sa sœur avait permis aux Homo-Célestiens d’accomplir. Conséquemment, lors la mort de Kalénia, il se permit de s’excuser et de l’accompagner vers l’au-delà. Grâce à l’essence de cette dernière et à une grande partie de son destin, il tissa le voile qui nous protège aujourd’hui de Myrfinn. De nos jours, il a retrouvé sa place au fond des Abysses. Son culte assez minime repose exclusivement sur les Abyss’hals. Ces derniers parcourent le monde à la recherche d’encre du destin. Ils aident aussi les morts à recevoir le jugement de Zorak en pratiquant les rites funéraires.

Chimère

Chimère être grande et forte. Chimère avoir survécu aux colons. Chimère avoir survécu à Kalénia. Chimère avoir survécu à corruption. Chimère avoir survécu à disparition de magie. Chimère pouvoir survivre à tout. Iqoa être comme chimère, nous toujours survivre.
Iawatta, chef Iqoa, an 8 après la mort de Kalénia

Chimère est une créature qui apparut sur l’île de Kalénia bien avant la libération de la déesse. Elle représentait d’abord la faune de l’ile de Kalénia, avant de prendre la place de Zorak dans les croyances Mongrels. Elle représente l’ensemble de la vie animale sous toutes ces formes. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on ne lui accorde pas de physique particulier. Elle est la protectrice de l’île et la sauveuse du peuple Mongrel traditionnel. Elle est aussi l’incarnation du respect que l’on doit accorder à la nature sauvage.

L’histoire de Chimère est parcourue d’embûches. Son apparition sur l’île fut assez mitigée : nombre de Natifs de l’île doutaient de sa grandeur et de sa bienveillance, mais la libération de Kalénia et l’offrande d’Anao permirent à Chimère de prendre de l’importance. Elle frôla cependant la mort, à la suite de son combat avec le corrupteur, un puissant ennemi issu de la plaie d’Anao. Heureusement, la foi des peuples natifs a su permettre à Chimère de survivre. Elle protégea la nature de l’île de Galiardim un peu comme si elle en était la gardienne, jusqu’à ce qu’une équipe de mercenaire la débusque et l’abatte. Cette action récente met un frein au culte de chimère qui se retrouve avec comme seul guide, sa foi. Bien que primitif le culte n’est pas pour autant barbare. Les fidèles suivent toujours les gardiens de la forêt en suivant le précepte animal : la loi du plus fort. Toutefois, il faut comprendre que la loi du plus fort ne veut pas dire la loi du plus violent. Ce qui reste des croyants de chimère veulent maintenant soit protéger la nature à sa place ou encore venger la mort de leur déesse.

Grift

Ce monde n’est plus pour nous : nous n’y avons plus notre place. Celle qui nous protégeait n’est plus et la démence de Longunis ne fait que nous rappeler que plus rien ne pourra stopper la folie des Homo-Célestiens. Nous retournons donc près de nos semblables, sous terre, rejoindre notre maître et créateur, Grift
Baveron Brise-Crane, Ambassadeur Nain à la surface, an 4 après la mort de Kalénia

Grift était le Dieu des lois et de la justice, celui qui veut que tout fonctionne méthodiquement et précisément. Il était aussi le dieu de la vengeance, car rien ne devait rester impuni. Dur et strict, il ne laissait aucun passe-droit, châtiant les déviances. Aussi, il est associé à la terre et à la pierre, solide et immuable.

Comme dieu de la justice, Grift se positionne très bien face à ses frères et sœurs, se permettant de commenter et de juger leurs façons de créer ou de commander sur le monde. Après la chute du monde, son jugement n’avait plus aucune valeur : c’est alors Grift se terra dans des montagnes et cavernes durant plusieurs centaines d’années. Il ne refit surface qu’a la réapparition de Myrfinn, c’est pourquoi on lui attribue d’ailleurs la mort du sosie de ce dernier.

Depuis l’apparition du voile, il est retourné sous terre afin de guider les peuples du Centre-Monde. Il y aurait bâti une société prospère et paisible, où il a été accepté en tant que souverain légitime. Récemment, il se serait autoproclamé dieu du Centre-Monde, magistrat de l’ordre souterrain. Il ne possèderait pas encore de culte officiel à la surface, mais maintenant, plusieurs régents gouvernent en son nom les différentes régions du Centre-Monde. Ses édiles, conseillent les différents gouvernements du centre-monde dans le but de maintenir l’équilibre.

Anao

Je m’engage aujourd’hui à servir Anao, par ma vie et celle que je sauverai. Ma lumière sera celle de ma déesse et mes actions apporteront de la clarté aux pèlerins qui s’égarent dans l’obscurité. J’offre ma vie au culte d’Anao, avec toutes les responsabilités que le poste de chaman d’Anao incombe.
Vaetild, chaman d’Anao, an 476 avant la libération de Kalénia

Déesse de la vie et de la nature, c’est elle qui ouvre le cercle de la vie en offrant la fertilité aux êtres vivants. Créatrice de la flore, elle nous entoure de par ses oeuvres. Les forêts et les champs sont les vestiges de sa beauté. On l’associe également au soleil, qui fait grandir les plantes par ses rayons, symbole de la vie et de la fertilité.

Les profanateurs sont des membres de l’ordre solaire d’Anao. Ils ont pour tâche de profaner l’œuvre du culte du Caché et de partager la venue des 8 fils qui tisseront l’apocalypse. Ces fils sont les constituants de la prophétie sur le royaume du Caché.
Anäelle, profanatrice, an 22 après la mort de Kalénia

Anao était la déesse un peu naïve, celle qui voyait le mal comme des erreurs à pardonner. À ses yeux, l’emprisonnement de sa sœur Kalénia fut la fin du panthéon divin. C’est pour cette raison qu’à la libération de Kalénia, Anao offrit son corps et son essence au monde pour redonner de la force à la nature. C’est d’ailleurs aussi pour cette raison que la Grande Traque ne voit pas le culte d’Anao comme une menace. Depuis la mort de Kalénia, le culte d’Anao a repris de l’ardeur, ses buts principaux étant de protéger l’équilibre de la nature et de préserver la vie sous toutes ces formes. Pour ce faire, le culte d’Anao fonctionne en coopérative : chaque membre actif, appelé Druide, forme un apprenti au sein d’un groupe régional que l’on appelle Cercle Sylvestre. Chaque cercle possède des enjeux propres à son territoire et ne possède aucune tête dirigeante. Tous les ans, un Porte-parole nommé par chacun des Cercles Sylvestres se rend au Nematon, là où les grands enjeux écologiques sont débattus et où les missions sont distribuées aux différents Ordres Solaires. Avec l’aboutissement de la prophétie, le culte d’Anao a perdu de sa popularité. Lors du dernier Nematon, les différents cercles sylvestres ont voté un décret empêchant la création de nouveaux Ordres Solaires dans le but de se concentrer sur la protection de la nature et la recherche de nouveaux fidèles.